Une nouvelle taxe pour la fibre optique : Le pari risque d'André Marcon (CESE)
Les mauvaises nouvelles s'enchaînent pour la fibre optique : une taxe sur tous les abonnements télécom est préconisée par le Conseil économique, social et environnemental. Pire, voilà que l'on souhaite maintenant nous servir de la fibre "canada dry "mixant fibre et technologie xDSL.
On a pas finit d'entendre parler de plans tous plus idiots les uns que les autres. Là où les opérateurs nous proposent une fibre optique seule à même d'offrir des débits jusqu'à 1gb/s, voilà que l'Expansion relate une bien curieuse alternative : « développer la solution DSL Fibre qui permet de prolonger la fibre jusqu'au sous-répartiteur et ainsi d'apporter 10 Mb/s à chaque abonné tout en restant compatible avec le dégroupage », les plaisanteries les plus courtes étant les meilleures, il seraittemps que l'ARCEP tape du poing sur la table pour exiger un réseau optique digne de ce nom et non des solutions palliatives aux performances ridicules dont la faible pérénité obligera les opérateurs, dans un futur très proche à réinvestir vers des solutions FTTH.
Cette étape "intermédiaire est un très mauvais calcul car elle ne fait que reporter des investissements nécessaires, pire, elle alourdira la facture considérablement car elle obligera les opérateur à réaménager leur réseau une fois de plus et a développer de coûteuses solutions techniques pour une technologie de transition.
Et evidemment, pour financer tout ça, André Marcon (CESE), préconise une taxe de 50 centimes d'euros sur tous les abonnements télécom, mobile, fixe, internet ... et tablant sur le fait que les opérateiurs ne répercuteront pas cette taxe.
Nous nous permettons simplement de rappeler au CESE que les fournisseurs d'accès se voient déjà taxés sur leur chiffre d'affaire pour financer la réforme de l'audiovisuel public. En attaquant les opérateurs sur leur chiffre d'affaire, il ne faut évidement pas s'attendre à ce que ces derniers financent l'intégralité des infrastructures optiques sans répercuter ces taxes sur les abonnements.
Enfin, une partie des recettes issues de la vente d'une nouvelle licence 3G pourraient être réinvestie pour financer le déploiement de la fibre. Le CESE prévoit que sans l'adoption de telles mesures, seulement 40% du pays sera couvert en 2020.
