Le satellite : une technologie de connexion à internet qui refait parler d'elle
Avec la fibre optique imposée, même avant l'heure, comme le standard vers lequel les fournisseurs d'accès se tournent pour équiper les zones les plus densément peuplées, on avait complètement oublié que certaines contrées reculées, pouvaient, elles aussi, avoir besoin du très haut débit... et du coup, on avait oublié le satellite
Internet par satellite, c'est la possibilité d'accéder pour le moment au haut débit quand la zone n'est pas couverte par les offres sDSL des fournisseurs d'accès grand publics. Ces connexions si elles ne sont pas encore comparables d'un point de vue performances à des connexions filaires terrestres (débits plus faibles et surtout temps de latences bien plus élevés en satellites), elles commencent à offrir des débits plus que satisfaisant en réception comme en émission. Seuls les équipements côtés clients demeurent très onéreux
Pour un fournisseur d'accès, c'est la possibilité d'administrer des services à ses abonnés sans avoir à investir dans des infrastructures terrestres. Le concept d'internet a toujours été de relier des ordinateurs entre eux, même en cas d'endommagement d'infrastructure terrestres, il faut maintenir les communications.
Dans une telle configuration, il est vite devenu intéressant, principalement pour l'armée, de trouver un moyen d'acheminer ces informations via les satellites. Ces technologies ne sont donc pas à proprement parler nouvelles mais elles sont remises au goût du jour par l'actualité.
Tout d'abord un projet de recherche au Japon : Kizuna, un satellite qui fait mieux que la fibre optique en délivrant 1,2 gigabits secondes, en crête soit 12 fois plus rapide que du FTTH.
Puis, en France, où l'on assiste actuellement à un spectaculaire baisse des abonnements et un accroissement des débits. Ainsi Viveole 512 Kbits/sec en voie descendante et 96 Kbits/sec en voie montante pour 29,90 euros ttc par mois, mais aussi du 256/64, du 1024/128 et du 2048/128 à respectivement 19,90, 44,90 et 89,90 euros par mois. La c'est assez claire comme offre, même si les frais de dossier de 99euros et le matériel à 349 euros alourdissent considérablement la facture. La plateforme Astra2connect, déjà plus ou moins en fin de vie va inciter les opérateurs satellites à proposer toujours plus pour moins cher et le consommateur final devrait y gagner.
Si l'on revient maintenant sur l'expérience initiée par les japonais avec le lancement de Kizuna, l'avenir pourrait vite faire apparaître des fournisseurs d'accès satellites étrangers sur le marché français, pas d'infrastructure terrestre = jackpot. Couplés à des technologies relais comme le wimax ou le wifi, nous sommes technologiquement à même d'offrir de l'internet haut débit partout sur la planète.
... Le très haut débit par satellite n'a donc pas dit son dernier mot.
